Les détails de cette étape
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Après une halte d’une journée à Kalgoorlie, nous avons attaqué les nombreux kilomètres qui nous attendaient pour le Nord (Destination Port Hedland dans un premier temps).
Le premier jour nous avons fait un dernier petit tour de Kalgoorlie le matin pour finir notre visite de cette ville qui, il faut l’avouer, vaut vraiment le détour. Puis c’est par la Goldfield Highway que nous avons décidé de passer pour monter le plus vite au nord. D’un autre côté le choix était plutôt restreint puisqu’il s’agit de la seule route au départ de Kalgoorlie pour le nord. Nous avons donc croisé plusieurs villages dont la population n’excédait pas parfois les 100 habitants. Autrement dit, ça n’était pas de gros villages bien vivants. Le soir nous avons posé notre van à Niagara Dam (un dam est le réservoir d’eau d’une ville/village). Sur la route, nous avons commencé à croiser des villages de communautés aborigènes. Ce camp est un peu difficile à trouver car le chemin n’est pas présent sur la carte. Mais bon nous y sommes parvenus et il est vrai que ce site est idéal pour dormir.
Le second jour nous avons entamé la route tôt le matin. Pour commencer la journée nous avons continué la piste qui mène du dam au village de Leonora. C’est lors de ce trajet que nous avons croisé une ville à l’abandon. Le temps s’est comme figé. Ainsi, il reste des ruines et quelques boutiques encore debout mais la végétation a repris sa place. A Leonora nous avons donc retrouvé la Highway que nous avons suivie jusqu’à Wiluna. Sur la route notre chemin a croisé celui d’une autruche alors que ce cher Roos était à vive allure. Mais avec de bon réflexes, Tony à réussi à l’éviter et tout comme nous cet animal sauvage a pu continuer son chemin. Et oui en Australie, on est susceptible de croiser de nombreux animaux sauvages à tout moment sur la route (autruches, kangourous, vaches, moutons, dingos: des chiens sauvages, chats sauvages, renards, …) ce qui explique les nombreux cadavres le long des routes. Autre rencontre impressionnante : les énormes road-trains. Un road-train, est un camion avec 2, 3 ou 4 remorques. Évidemment nous en avons toujours croisés, mais a présent ils sont vraiment impressionnants car dans cette partie de l’Australie ils ont le droit d’avoir 4 remorques autrement dit, ils approchent les 60 mètres de long. Ces trains routiers, sont surpuissants puisqu’ils roulent sans problème à plus de 110km/h et nous doublent donc par la même occasion. Nous avons cependant eu l’opportunité d’en doubler un et on a pu constater qu’il faut une longue distance pour y arriver. Après toutes ces rencontres, nous avons décidé une fois arrivés à Wiluna de prendre un raccourci. Ce dernier long de 200Km, ne dispose d’aucune route adjacente et il s’agit d’une piste, mais il nous permet de faire 300 Km de moins qu’en suivant la highway. Nous nous sommes donc lancés à l’assaut de cette piste sur laquelle nous avons vu de superbes paysages plus désertiques les uns que les autres avec quelques kangourous de temps en temps. Arrivés à mi-chemin nous avons rencontré un imprévu de taille puisque la piste était inondée sur toute sa largeur. L’inondation était si importante qu’il n’était en aucun cas envisageable d’essayer de traverser car nous nous serions embourbés. Seule solution faire demi-tour et prendre la highway comme c’était prévu initialement, mais nous ne voulions pas de cette solution car cela signifierait que nous avons perdu et du temps et de l’argent (en essence) donc autre solution possible : contourner en passant à travers le bush tout simplement. C’est donc ce que nous avons fait du côté où il n’y avait pas d’arbre puisque du fait de la hauteur de Roos nous sommes limités : un vrai slalom entre les buissons. Et durant les 100 Km suivants nous avons eu de nombreuses inondations plus ou moins importantes et nous avons du réitérer cette solution une fois. Résultat : plein de poussière sur Roos mais aussi à l’intérieur ! Donc le soir nous avons du tout nettoyer. A l’issu de ce raccourci qui nous a donné du fil à retordre, nous avons campé 50 Km plus loin sur une petite aire de repos près d’une rivière.
Le troisième jour nous avons pris la direction du Karijini National Park qui se trouve au cœur des exploitations minières d’Australie. En ce moment, c’est la période des vacances scolaires et nous avons rencontré tous les vacanciers dans ce parc. A notre grande surprise lors de notre arrivée tous les campements étaient pleins et un camp temporaire était installé. C »est donc ici que nous avons fait escale.
Le lendemain matin, nous sommes partis à la découverte des Gorges de Dales dans ce National Park. Il faut l’avouer une petite randonnée dans les gorges est inévitable tant le paysage est impressionnant avec les cascades et autres piscines naturelles d’eau douce. Tony a même piqué une petite tête très rapidement puisque la température de l’eau devait avoisiner les 10 à 15°C. Au cours de cette promenade nous avons rencontré Pierre et Amandine, un couple de français avec qui nous avons partagé la visite et l’après-midi nous avons repris la route tous ensemble en direction de Port Hedland, ce grand port industriel international où transit les minerais extraits dans les terres. Sur la route, leur van a rencontré une panne qui semblait provenir de la batterie et à défaut de pouvoir le redémarrer en le branchant sur notre Roos adoré, un road-train s’est arrêté pour nous donner un coup de main. Résultat c’est en tirant leur van (avec la sangle de ce très sympathique routier) que Roos leur a permis de redémarrer.
Nous sommes donc arrivés de nuit à Port Hedland après avoir croisé de nombreuses vaches sur la route. C’est une ville très illuminée durant la nuit mais qui reste tout de même très laide la journée puisqu’il s’agit d’une ville industrielle où la population (en partie aborigène) vit des exploitations minières (d’acier et de sel). Paradoxalement, cette ville qui semble pauvre aux premiers abords, dispose de très hauts niveaux de salaire puisqu’une personne qui travaille dans les mines peut gagner jusqu’à $15 000 / mois. Si on avait su ça plus tôt, on aurait peut-être pu laisser tomber les pommes et monter directement ici ! :p
Enfin, aujourd’hui, nous avons fait un tour dans cette ville et nous avons profité d’une connexion à internet pour faire notre demande de renouvellement de visa. Pour Charlotte il a été automatiquement accepté, quant à Tony il a du fournir des justificatifs et devra attendre 21 jours maximum pour avoir une réponse.
En attendant, nous allons vite quitter cette ville qui est sans intérêt et demain nous devrions être à Broome (toujours plus dans le nord). A noter que sur la route qui mène à cette ville nous devrions rencontrer nos premiers crocodiles sauvages.
A très bientôt (si un croco ne nous approche pas de trop près).


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