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Regard sur une année d’exception

L’Australie, ce vaste pays-continent de l’autre bout du monde m’a toujours fasciné. Je me demandais étant petit, si un jour je pourrai visiter ce pays qui parait inatteignable. Je n’aurai jamais imaginé que cela arriverait si vite et encore moins que ça serai un tournant dans ma vie.

Partir 14 mois à l’étranger n’est pas évident car il faut tout laisser du jour au lendemain pour construire une nouvelle vie dans un environnement totalement étranger. En effet, il n’y a pas que la langue qui est différente puisque les coutumes et le mode de vie de façon plus général changent réellement. Ainsi, en découvrant le pays d’Oz, j’ai découvert un pays dont la vie est calée sur le rythme du soleil. Les gens se lèvent donc plus tôt que nous en France mais à 17h tout ferme car vers 18/ 19h (selon les saisons) il fait nuit. J’ai également constaté que la « vie internationale » est à l’heure de l’hémisphère nord. Le sud doit donc s’adapter. Par exemple, au moment des jeux olympiques d’hiver de Vancouver en 2010, nous nous trouvions à Coral Bay en été où il faisait  40°. Il est donc amusant de voir comment se préparent ces athlètes de l’autre hémisphère pour palier la différence.

Autant de choses qui montrent un manque d’harmonie. La raison ? Chacun aura sa version. La plus neutre pouvant être que la majorité de la population mondiale est située au nord. Une autre pouvant être que le système est lié à la localisation dans l’hémisphère nord des plus grandes puissances.

Pour revenir à notre aventure, il est vrai que c’était géant et que l’ouverture d’esprit est au rendez-vous.

Au départ, on a beau quitter la maison, puis les parents et enfin la France, on ne réalise pas totalement ce que l’on est en train de faire. C’est seulement à l’arrivée lorsque l’on passe la porte de l’aéroport Australien, que l’on pose nos valises et que l’on ne voit personne pour venir nous chercher que l’on prend conscience de l’aventure qui commence. Avec une question que nous nous sommes posée à ce moment précis : « On y est ! Et maintenant on fait quoi ? ».

Après notre arrivée nous avons eu besoin de prendre de nouveaux repères dans notre nouvelle vie et de se familiariser avec l’anglais. Bien que mon niveau anglais pouvait être acceptable il faut prendre conscience qu’un niveau d’anglais scolaire est très différent de la pratique de l’anglais au quotidien. Pour cela, rien de mieux que de s’immerger dès le départ avec ce système génial qu’est le WWOOFING (ou HelpX). Les expériences que nous avons eu dans ce domaine n’ont fait que conforter mon point de vue initial à savoir que, partir 1 mois ou 2 dans une ferme pour travailler en échange du gîte et du couvert reste la meilleure solution pour commencer. On peut ainsi avoir une première approche de la culture australienne mais également et surtout cela permet de se familiariser avec l’anglais et l’accent. Nous concernant, nous avons eu la chance de trouver des familles géniales que sont celle de Lin et celle de Sharron, avec un accueil toujours très chaleureux (encore un grand merci à vous).

Puis le retour à la ville et c’est à ce moment là que l’on a perdu du temps. Nous n’aurions pas dû nous acharner à chercher un travail en ville. En effet, contrairement à tout ce que l’on peut lire sur internet ou voir dans les reportages, il n’est pas si évident de trouver un travail en ville. Il faut compter un délai minimum de 2 ou 3 semaines. Mais bon ne connaissant pas la vie locale nous avons perdu 2 mois qui auraient pu nous  être d’une plus grande utilité ailleurs.

Pour ce qui est de la suite et notamment du roadtrip en tant que tel, je pense que c’est la partie sur laquelle nous nous sommes le mieux débrouillé. Au départ nous n’avions qu’une vague idée de la route que nous allions prendre et il se trouve que nous avons changé le tracé du roadtrip au moins 3 fois. Restant réactif à la situation du moment.

Nous avons eu de merveilleux moments avec des paysages et découvertes sensationnels. Pour ma part, les moments forts et magiques de ce voyage ont été notamment ; la plongée avec ses merveilleuses raies Mantas qui ont une nage totalement envoutante, la découverte de ces grands espaces où la seule loi est celle de la nature et notamment dans le centre rouge (l’Uluru), la découverte de la barrière de corail qui est une immensité féérique de par ses couleurs, sa faune et sa flore mais qui reste malheureusement des plus fragiles. Autant de choses envoutantes qui donnent une dimension autre au voyage mais aussi à notre perception des choses.

Il est vrai que j’ai pris totalement goût à cette vie, où le petit confort de vie laisse place au confort de l’environnement dans lequel on évolue au quotidien. Se voir parcourir plus de 650Km tous les jours dans des zones désertiques, où l’on ne voit que bush, animaux (kangourous, émeus, dingo, Koalas, possums, wombat, …) et autre ligne droite à perte de vue permet de se couper du monde et de prendre conscience que l’on reste un grain de sable parmi tant d’autre. La nature est forte et lorsque l’on dort seul dans un environnement aussi sauvage, où la vie diurne laisse place au coucher du soleil à une importante vie nocturne pour les animaux, cela reste assez intimidant par moments.

Comme toujours, je pense que c’est dans les moments les plus difficiles que nous nous sommes le plus enrichis. Avec nos ennuis (casse moteur, pannes diverses, et autre cambriolage) et contraintes (des finances fébriles, des repas à base de pâtes ou de riz tous les jours) l’ambiance n’était pas forcément toujours à la fête, de ce fait nous avons eu plusieurs moments de remise en cause mais à chaque fois nous avons réussi à nous remonter le moral et reprendre la route dans le but de terminer ce que nous avions commencé.

Cette année, a été une seconde vie qui s’est faite au contact de la nature. Ce mode de vie est incomparable à notre vie habituelle en France mais il n’empêche que c’est  une année sensationnelle et qui nous permet très clairement d’avoir l’esprit encore plus ouvert à notre retour. J’avoue qu’il y a encore quelques années, je n’aurai jamais imaginé être capable de faire une telle aventure. Mais j’ai renforcé mon idée que c’est en ce bousculant un peu comme je l’ai fait, en cherchant toujours à ce dépassé, que l’on arrive à faire de grandes choses. Avec les emails et les retours de nos proches tout au long de l’année, j’ai constaté que nous avons fait voyager beaucoup d’entre vous et donné envie à d’autres. Ilest très difficile de tout lâcher comme ça et de partir. Mais à notre âge, à la fin des études, je pense que c’est le moment le plus propice. Et si certaines personnes sont encore hésitantes, par peur de l’inconnu (ce qui se comprend) je ne dirais, qu’une chose, « Vas-y fonce tu ne le regretteras pas ! »  il y aura des moments difficiles mais rien de bien grave et ça fait partie du jeu mais dans tous les cas, l’enrichissement personnel et l’ouverture d’esprit est au rendez-vous.

Pour finir, je suis vraiment heureux que nous vous ayons fait voyager durant cette année, merci d’avoir été aussi nombreux à suivre cette aventure (jusqu’à 7000 personnes par mois) mais malheureusement nous ne continuerons pas cette année puisque nous sommes de retour en France et qu’à présent nous cherchons un travail dans nos activités respectives pour débuter une nouvelle vie mixant celle de départ avec notre nouveau regard sur le quotidien et l’avenir.

Tony

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2010 : Faire le tour de l’Australie en van – 2011 ?

2010 était une année riche en aventures et me laissera plein de souvenirs dans la tête ! En 14 mois nous avons réussi à accomplir ce que nous voulions et qui nous paraissait un peu fou au démarrage : faire le tour de l’Australie en van. L’idée de partir me trottait dans la tête depuis tellement de temps, que je ne regrette pas d’avoir eu enfin le cran de me lancer. Il y a quelques années, l’Australie me paraissait inatteignable, beaucoup trop loin, et j’étais loin d’imaginer qu’à 25 ans je connaîtrais bien mieux ce pays que la France.

Je me souviens lorsque nous avons posé le pied sur le sol australien pour la première fois, le 17 octobre 2009, nous nous sommes regardés et nous nous sommes dit : « On y est, alors maintenant qu’est ce qu’on fait ? ». On se baladait d’hôtels en hôtels avec nos grosses valises. Un peu perdus au démarrage, comme beaucoup de backpackers je pense, on a réussi à prendre nos marques et à se construire une petite vie qui au final, malgré nos craintes, a tenu le coup ! Peut-être qu’à certains moments on s’y est mal pris, notamment le fait de rester trop longtemps à Perth au départ, mais au final aucun regret, car sans tout ça on n’aurait pas connu nos colocataires de Mabel Street et on n’aurait pas non plus fait ce road-trip avec notre superbe bolide Roos.

L’Australie nous aura permis de découvrir plusieurs sortes de boulots que nous n’aurions sûrement jamais fait en France : housekeeping dans un cadre paradisiaque, packeurs de pommes dans la campagne profonde, travailleurs à la chaîne dans une grosse entreprise, mais également le métier de fermier que nous avons pu découvrir au sein de plusieurs familles qui nous ont gentiment accueillies, et je citerais plus particulièrement les familles de Lyn et Sharron qui ont été merveilleuses avec nous, et je les en remercie !

Mais le plus gros de cette aventure restera la route que nous avons parcourue, près de 40 000 km avec des paysages divers et variés. Nous sommes allés dans des endroits où on se sentait seuls au monde, nous avons dormi en pleine nature, nous avons vécu des moments formidables, et pour ma part je retiendrais surtout tous ces contacts avec les animaux aussi bien dans l’eau (raies mantas, requins, dauphins et divers copains de Nemo),   que sur la route (kangourous, koalas, dingos, wombat, opposum, divers oiseaux et perroquets en tous genres mais tout spécialement le kookaburra que j’ai adoré ! 🙂 ). On a certes rencontré certains soucis sur le chemin tels que des pannes coûteuses, un cambriolage, des perturbations nocturnes, ou encore la colocation avec une souris et un opossum, mais on y a fait face et ça ne nous a pas empêché de continuer.

Les plages magnifiques, les paysages qui nous en ont mis plein la vue et tous ces animaux, ça risque de beaucoup me manquer et je suis déjà nostalgique rien que d’y penser mais  je suis contente d’avoir pu faire ce voyage et je conseille vivement à tous ceux qui rêvent d’y aller mais qui ne savent pas trop, de se donner un petit coup au derrière et de foncer, croyez moi ça vaut le détour ! 😉 Merci à tous ceux qui nous ont suivis durant ces 14 mois, en espérant avoir été de bons conseils pour ceux qui préparent leur voyage ! Carnet d’australie reste ouvert et nous tâcherons de le compléter pour mettre à disposition des intéressés quelques informations utiles ! A présent il est temps de reprendre le cours de la vie, et de trouver du travail ! Voilà le prochain objectif pour 2011 ^^

Happy New Year ! 😉

Charlotte

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